Victorieuse à Stockholm face à la Suède (84-69), l'équipe de France de basket a conclu sa fenêtre internationale de la meilleure des manières. Derrière cette belle soirée se cachait pourtant un moment difficile pour Victor Wembanyama. Le capitaine des Bleus savait qu'il allait devoir dire au revoir à ses coéquipiers et patienter avant de porter de nouveau le maillot tricolore. Une perspective qu'il a du mal à accepter, lui qui a redécouvert, au fil de ce rassemblement, tout ce que ce groupe pouvait lui apporter sur le plan émotionnel et sportif.
Ce succès dans la capitale suédoise s'inscrit dans le cadre des qualifications pour la Coupe du monde 2027. Les Bleus y ont affiché une belle solidité, même si tout n'a pas été parfait dans le jeu. Pour le géant de San Antonio, cette sortie avait une saveur particulière : elle marquait la fin d'une séquence commune avec des joueurs qu'il côtoie parfois depuis l'adolescence.
« Une grande frustration » après une parenthèse très attendue
Interrogé dans la zone mixte après la rencontre, Victor Wembanyama n'a pas tenté de masquer son émotion. Il a utilisé une expression forte pour décrire ce qu'il ressentait au moment de tirer sa révérence : « Une grande frustration ». Ces mots peuvent surprendre après une victoire, mais ils traduisent un attachement profond au maillot bleu. Le capitaine a expliqué qu'il ne pensait pas être autant touché par cette séparation.
« Je ne m'attendais pas à ce que ce soit autant. Revoir ces gars que je connais depuis super longtemps, ça fait tellement de bien. Ça va faire bizarre de ne plus être avec eux. »
Cette déclaration montre à quel point la dynamique du groupe a compté durant cette fenêtre. Wembanyama a souvent été décrit comme un compétiteur obsédé par le travail individuel, mais il apparaît aussi comme un joueur qui tire son énergie du collectif. Dans l'équipe de France, il a retrouvé des repères, des amis et un rôle de leader qui a visiblement mûri. Lui qui n'avait plus porté le maillot des Bleus depuis les Jeux olympiques de Paris 2024 a redécouvert un groupe transformé, plus jeune, avec de nouveaux cadres et de nouvelles ambitions.
Des adresses extérieures irrégulières et des automatismes à trouver
Sur le plan purement basket, la rencontre face à la Suède a offert un visage contrasté. Les Bleus ont longtemps cherché leur rythme derrière la ligne à trois points. L'adresse extérieure de l'équipe de France est apparue en dents de scie, avant une nette amélioration après la pause. Wembanyama, avec la sincérité qu'on lui connaît, a reconnu les difficultés du soir sans s'affoler.
« Maladroits, oui, mais moi je suis à 1 sur 1. Je pense que cela montre juste notre jeunesse en tant que groupe. Le fait qu'on essaie de se chercher. Il y a eu pas mal, et c'est en partie par ma faute, de manque de clarté dans ce qu'on faisait. Parce que je faisais certaines choses sans forcément prévenir mes coéquipiers et sans forcément les mettre dans les meilleures conditions. »
Le capitaine a également souligné que les choses s'étaient arrangées après les ajustements de la mi-temps. Il n'a pas voulu tirer de conclusions hâtives sur cette maladresse collective, préférant y voir la marque d'un groupe encore en construction. Les Bleus comptent dans leurs rangs de nombreux joueurs capables de très bien shooter, et Wembanyama reste convaincu que la réussite finira par suivre. Ce match a donc servi de premier test grandeur nature avant d'autres échéances, déjà importantes dans la course au Mondial 2027.
Un bilan positif sur le plan humain et sportif
Au moment de faire le bilan de cette fenêtre internationale, Victor Wembanyama a préféré retenir le positif. Il a évoqué la progression de son propre jeu, mais aussi la qualité du vestiaire dans lequel il a évolué pendant quelques jours. Le joueur des Spurs a insisté sur l'ambiance du groupe et la relation construite avec le staff tricolore.
« C'était super. Il y a eu de la progression dans différents aspects, de mon côté. Cela m'a permis de passer pas mal de temps en France et en Europe. Donc c'est vraiment super. On avait un groupe vraiment top, on ne peut pas demander mieux. Et avec le coaching staff également. Ça restera un super souvenir. »
Ces paroles en disent long sur la place que la sélection occupe désormais dans la carrière du Phénomène. Longtemps perçu comme un joueur avant tout focalisé sur la NBA et sur les objectifs individuels, Wembanyama semble avoir pris conscience que les moments les plus forts du basket se vivent parfois avec un maillot de l'équipe nationale sur les épaules. Cette expérience suédoise devrait nourrir sa motivation pour les mois à venir.
Le retour à San Antonio et la promesse de rester connecté
Maintenant, place à la saison NBA. Victor Wembanyama va rejoindre le Texas et retrouver ses coéquipiers des San Antonio Spurs. Il a déjà fait savoir à plusieurs reprises que son club était, selon lui, l'endroit idéal pour travailler et progresser. Il n'a pas changé de discours après la rencontre de Stockholm.
« Cela n'enlève rien au fait que je suis quand même très excité de retrouver San Antonio et de me remettre au travail. Il n'y a aucun endroit comme là-bas pour bosser. »
Source: Eurosport News